Avec les perturbations actuelles sur les marchés financiers, un retour à la base pourra vous rassurer.

Voici la dernière de deux chroniques pour stimuler votre réflexion.

S’appuyer sur une projection de flux monétaires détaillée

Le choix des hypothèses de calcul est de la plus haute importance. Les principales hypothèses dont il est question sont le taux d’inflation, les taux de rendement et l’espérance de vie.

Les hypothèses doivent être réalistes et être vues sur un horizon long terme (5 ans et plus).

Des Normes d’hypothèses de projection sont recommandées annuellement par l’IQPF (Institut québécois de planification financière) et son équivalent canadien (Conseil des normes de FP Canada), les calculs doivent s’en inspirer étroitement.

La précision du calcul des impôts à payer (Québec et fédéral) est essentielle et doit tenir compte des différents paliers d’imposition plutôt qu’un taux moyen.

Une révision annuelle de vos projections de flux monétaires est nécessaire pour vous assurer de demeurer dans la direction souhaitée.

Selon l’évolution de votre situation personnelle et de l’environnement économique, un nouvel exercice de projection de flux monétaires devrait être fait tous les trois à cinq ans.

Choisir le bon compte de placements

L’atteinte de vos objectifs ne sera optimale que si vous mettez à profit les bons types de comptes de placements.

REER (Régime enregistré d’épargne retraite)

Ce compte comporte un incitatif fiscal sous forme de déduction sur la cotisation faite. Vous avez même la flexibilité de choisir en quelle année vous utiliserez la déduction.

Un deuxième avantage fiscal sera d’obtenir des rendements annuels sans aucune imposition.

Sauf exceptions (Régime d’accession à la propriété ou régime d’encouragement à l’éducation permanente), les retraits seront imposables à votre taux marginal d’imposition. Une planification soigneuse en minimisera le fardeau fiscal.

Des droits de cotisation doivent être acquis afin de pouvoir y cotiser. L’Agence du revenu du Canada fait le suivi de vos droits de cotisation et partage une mise à jour annuelle sur votre avis de cotisation.

CRI (Compte de retraite immobilisé)

Ce compte est la résultante du transfert d’un régime de retraite d’un ancien employeur dans un compte de placements.

Contrairement à un REER, aucune cotisation n’est possible.

Les rendements annuels sont aussi à l’abri de l’impôt.

Lors des retraits, un montant maximum devra être respecté annuellement. Il est ainsi recommandé de vérifier la pertinence de mettre en place un plan de désimmobilisation.

CÉLI (Compte d’épargne libre d’impôt)

Depuis 2009 des droits annuels de cotisation sont attribués à tout résidant canadien âgé de 18 ans et plus, étant cumulatifs ces droits totalisent maintenant 81 500$.

Les avantages de ce compte sont nombreux : rendements à l’abri de l’impôt, retraits non imposables, aucune obligation de retrait, récupération de l’espace l’année suivant un retrait.

REEE (Régime enregistré d’épargne-études)

Le premier avantage de ce compte est une subvention minimum de 30% lors de la cotisation et la possibilité d’obtenir un bon d’études canadien de 500 $ à l’ouverture du compte et 100 $ annuellement ensuite pour les familles à faible revenu.

La cotisation maximale permise par bénéficiaire est de 50 000 $.

Les rendements annuels de ce compte sont aussi à l’abri de l’impôt, les revenus seront imposables entre les mains du bénéficiaire lors des retraits. Toutefois le taux d’imposition des bénéficiaires est souvent nul ou faible.

Ces fonds serviront ultimement à financer les études post-secondaires du bénéficiaire.

Bénéficier de la fiscalité

Le système fiscal québécois et canadien vise l’imposition de tous nos revenus de sources mondiale. Ce même système fiscal propose aussi plusieurs incitatifs à l’épargne, votre planificateur financier vous aidera à sélectionner ceux qui répondent à vos objectifs.

Le profil d’investisseur dont nous avons parlé dans la dernière chronique vous indique la répartition de vos placements entre les différentes classes d’actifs (liquidité, revenu fixe et actions).

La fiscalité différente des nombreux comptes de placements (non enregistrés, REER / CRI, CÉLI, REEE, Gestion) et la séquence d’utilisation fera en sorte que tous ces comptes n’auront pas la même répartition d’actifs mais respecteront dans leur globalité votre profil d’investisseur.

Une analyse détaillée de vos objectifs sera nécessaire pour bénéficier pleinement des avantages fiscaux.

Fractionner vos revenus

Revenus de retraite admissibles

Lors de la production de vos déclarations de revenus, vous pourrez fractionner jusqu’à un maximum de 50% vos revenus de retraite admissibles entre conjoints.

Les revenus admissibles sont uniquement les rentes d’un régime de retraite à prestation déterminée avant l’âge de 65 ans et seulement dans la déclaration de revenus fédérale (pas celle de Revenu Québec).

Dès l’âge de 65 ans, le fédéral et Revenu Québec permettront ce fractionnement sur les rentes d’un régime de retraite à prestation déterminée et les retraits FERR / FRV (transformation des REER / CRI).

Cette stratégie pourrait vous valoir des centaines ou de milliers de dollars d’économie d’impôt.

Diviser vos rentes de retraite du RRQ

Quand il y a une bonne différence entre les rentes de retraite des conjoints dans le couple et que le conjoint ayant la rente de retraite RRQ la plus importante est aussi celui imposé à un taux marginal d’imposition supérieur, il est pertinent de considérer la division des rentes du RRQ.

REER conjoint cotisant

La projection des flux monétaires futurs des deux conjoints permettra de vérifier la pertinence d’effectuer des cotisations au REER du conjoint et ainsi minimiser le fardeau fiscal du couple à la retraite.

Si vous avez utilisé cette stratégie, il faudra soigneusement planifier les retraits en début de retraite afin de protéger ce fractionnement.

Gérer vos dettes

La première étape consiste à établir un état de la situation en dressant un inventaire détaillé de vos différents emprunts : types de prêt, taux d’intérêt, paiement et périodicité, échéance.

Ensuite, à l’aide de votre budget, vous pourrez planifier la réduction progressive de vos dettes en débutant par les plus coûteuses.

L’utilisation d’une périodicité de paiement plus rapprochée (hebdomadaire ou hebdomadaire accéléré) vous permettra de réduire la période d’amortissement de votre prêt et pourrait vous faire économiser beaucoup d’intérêts.

Conclusions

Le plus important en planification financière c’est de comprendre que la clé du succès n’est définitivement pas unique et que seule l’analyse de votre situation personnelle déterminera l’assemblage qui mènera à votre réussite.

Vous aurez recours à plusieurs professionnels (conseiller en placements, conseiller en sécurité financière, comptable, fiscaliste, notaire, avocat) dans la mise en place des stratégies et recommandations de votre planification financière. Notre rôle consiste à vous supporter dans la coordination de tous ces professionnels afin d’éliminer toute interférence et d’atteindre l’optimisation de votre situation financière personnelle.

Nous organiserons des webinaires d’une durée d’une heure sur le sujet dès le mois de septembre, écrivez-nous à info@gaumont.ca pour nous signifier votre intérêt à y participer.

Il nous fera plaisir de préparer ou mettre à jour votre planification financière afin de toujours avoir une vision claire sur votre destinée financière même lors des périodes de turbulences.